Etre de la géographie de sa langue


« Je viens de la géographie de ma langue ». C’est la réponse de José PLIYA quand on lui demande : d’où vient-il ?

José PLIYA

Vue d'ensemble de la séance
Le mois de mars à l’institut français est celui de la francophonie. Cette occasion année, la semaine de la langue française et de la Francophonie invite chacun à s'interroger sur les multiples usages de la parole. A cette occasion sont organisées diverses activités (théâtre, concert, spectacle, rencontre…). Ce mardi 20 mars l’Institut français du Bénin et ses partenaires nous a invité à débattre avec le dramaturge franco-béninois José PLIYA sur le thème : "La langue française toujours la même, toujours, changeante."

Les animateurs sur le poduim
Animée par monsieur M. Jean-Michel KASBARIAN, conseiller culturel de l'ambassade de France au Bénin, directeur des Instituts français et son invité M. PLIYA, le thème de cette rencontre pendant durée 2h environ. Il y a eu plusieurs réactions après l’intervention des conférenciers. Le français, une langue en Afrique ou une langue d’Afrique? Selon M. PLIYA, on dira le français d’Afrique. Il continua en parlant de l’invention de sa langue sur scène en tant qu’écrivain. Citant en exemple l’écrivain congolais Sony Labour Tansi dans une vie et demie. Il prendra ce dernier en modèle. Il affirma qu'il soutient le fait que les africains se réinventent leurs français. Cette réinvention du français est remarquable dans plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest. L’écrivain béninois est plus séduit par le “nouchi“, un argot issu du français et du dioula. Et quand un intervenant lui pose la question comment faire pour que les jeunes béninois parlent bien le français, il dira : << Je ne sais pas ce que ça veut dire bien parler français. >>
C'est au cours de ses interventions qu'il nous dit: << Lors de mes voyages quand on me demande "d'où viens-tu?", je réponds souvent je suis de la géographie de la langue. >>
L'auteur veut dire par là qu'il s'identifie par son univers de langue qu'il a inventé. M. PLIYA a défendu de long en large sa position d'avoir inventé sa langue malgré l’atmosphère de contextualisation qui s’est fait autour de lui. Il y avait dans l'assemblée des professeurs de lettres et des étudiants.
M. KASBARIAN avec sa double expériences d’enseignant et d’homme de culture vient faire la part des choses : <<le français garde son aspect académique dans le domaine estudiantin et professionnel.>> Une idée que rejoint et respecte l'écrivain béninois. Il conclura en disant : << C'est encore mieux de connaître la norme pour pouvoir s'en débarrasser. >>
Créons donc notre géographie, notre langue sans oublier de rendre nos rapports et documents en français.

Vive la langue !!! Vive le français...

Vue d'ensemble avec les animateurs et l'équipe de la francophonie

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